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Le blog de Anne-Laure L.

Le blog de Anne-Laure L.

Ce blog est un récapitulatif non exhaustif de mes articles en tant que journaliste sur des sujets aussi variés que la musique, la société, l'actu... Bonne lecture!


Tayeb Benamara, rappe et mime

Publié par Anne-Laure L. sur 10 Janvier 2006, 18:12pm

Catégories : #danse

Tayeb Benamara, danseur, chorégraphe et enseignant propose, dans le cadre de la semaine, une conférence sur le mime et le hip-hop (20 janvier), ainsi qu’un stage de danse.

 

C’est au cours de « Matières à conversation », série de débats animés par Claire Heggen et Yves Marc, que se rencontrent le danseur de hip-hop, chorégraphe et enseignant, Tayeb Benamara et les deux comédiens. De la matière, il y en a : c’est bien dans cette « frange commune à plusieurs arts, qui convoque le sens et le signe à travers le geste », que s’installent leurs disciplines respectives. L’échange s’établit grâce à un langage partagé : lexique du corps, et même appellation des gestes – serpentations, ondulations. « Les mimes sont les pionniers du hip-hop », confie le danseur. C’est tout naturellement, donc, qu’il s’invite à l’événement, pour « perpétuer le dialogue et l’enrichir ».


Sa participation s’oriente autour de deux temps forts : une rencontre-démonstration le samedi 21 janvier sur le lien entre mime et hip-hop, et un stage de danse (20-21 janvier), adressé aux « jeunes et moins jeunes, danseurs confirmés ou débutants ». Au programme de ces ateliers « créatifs et récréatifs » : un apprentissage des techniques de « Hip-hop debout » – popping, boogaloo, smurf – s’inspirant des personnalités et des possibilités chorégraphiques de chacun. Avec toujours, en filigrane, la même ambition, celle de dépasser son propre style. Et de toucher du doigt ce « geste », cet état du corps et du mouvement épuré que l’on retrouve dans le mime ou la danse contemporaine, pratiquée sous la houlette de Wes Howard. Le but poursuivi par le danseur ? L’apprentissage du respect de l’autre, de l’espace et de son corps. « Le hip-hop, revendicatif, fait d’une énergie négative, une énergie positive », argue Tayeb Benamara «Avant d’éprouver ce coup de foudre pour le hip-hop dans les années 1980, je n’existais pas : j’étais un enfant timide, issu de l’immigration. Avec mes grosses lunettes et mes cheveux longs, mon absence de rythme, je n’avais rien pour moi. Depuis, tout est matière à danser ».

 

Anne-Laure Lemancel (pour Bagnolet, janvier 2006)

 

 

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